7 stratégies efficaces pour en finir avec la peur de parler en public

7 stratégies efficaces pour en finir avec la peur de parler en public

 

 

Savez-vous que lorsqu’on demande aux français quelle est leur plus grande peur, parler en public arrive en tête, devançant même celle de mourir ?

Savez-vous que près d’une personne sur trois renonce à s’exprimer devant un groupe ?

Imaginez un instant qu’il soit possible de vaincre définitivement cette peur.

Imaginez qu’il vous soit possible d’exprimer clairement vos idées, quel que soit votre public. Votre discours en tant que témoin de mariage, une réunion importante, ou une conférence qui pourrait bien déboucher sur de nombreuses opportunités.

Imaginez qu’il vous soit même possible de prendre du plaisir lors de votre prochaine occasion et de laisser un souvenir mémorable aux personnes qui vous écoutaient.

En fait, vous n’avez plus besoin d’imaginer. Juste de suivre ces conseils et surtout de les appliquer !

 

1) ASSUMEZ CE QUE VOUS RESSENTEZ

 

Il est parfaitement normal de ressentir de l’appréhension voire de la peur avant une intervention si vous n’avez pas l’habitude de prendre la parole en public. Malheureusement, les conseils que l’on vous donne pour y faire face sont pour la plupart inefficaces voire contre productifs, car ils cherchent à contrôler vos émotions ou à les cacher.

Imaginez une cocotte minute sur le feu. La pression est naturellement régulée par la soupape de sécurité. Et que se passe-t-il si on bloque la soupape ? (= chercher à contrôler ou cacher vos émotions). Même si la vapeur d’eau n’est plus visible, la pression à l’intérieur ne cesse de monter… au risque d’exploser !

La clé ? Faire absolument le contraire ! Acceptez ce que vous ressentez plutôt que de le dissimuler, et parlez en.

Une amie a dû remplacer son patron au pied levé pour une remise de prix. Très stressée, elle m’a demandé si j’avais un conseil de dernière minute à lui donner :

« Au moment de démarrer ton intervention, dis à ton public ce que tu ressens en tournant ta peur de manière positive. »

Le lendemain en se présentant à eux elle a lancé : « Je suis à la fois très heureuse de partager ce moment avec vous et impressionnée de m’exprimer devant autant de talents. »

Démarrer ainsi lui a permis de :

  • faire chuter drastiquement la pression qu’elle se mettait
  • S’attirer la sympathie du public par son aspect simple, sincère et spontané
  • Capter l’attention grâce à une touche émotionnelle assumée

 

Comme souvent, les solutions les plus simples sont aussi les plus efficaces.

 

2) SOYEZ AU SERVICE DE VOTRE PUBLIC

 

Savez-vous que la seule façon d’avoir peur est d’être plus concentré sur vous même que sur votre audience ?

La peur de parler en public est une anxiété de performance : une peur de ne pas être à la hauteur, de ce que les autres vont penser, d’oublier son discours… bref elle est auto-centrée.

J’imagine qu’il vous arrive parfois de sentir que votre interlocuteur cherche plus à vous impressionner qu’à vous apporter une discussion enrichissante ? Comment vous sentez-vous dans ces moments là ?

C’est exactement pareil avec un public ! Et même pire, car votre public ne pourra pas forcément vous interrompre ou réorienter votre intervention… ouch !

En apprenant à vous intéresser plus à votre public qu’à vous même, votre perception des enjeux va radicalement changer. Il ne s’agira plus de faire bonne impression, de paraître intelligent ou compétent. Il s’agira d’apporter à votre public ce dont il a besoin. Et le public vous en sera reconnaissant car il se sentira considéré, respecté et repartira avec quelque chose d’utile pour lui.

 

3) ENQUÊTEZ SUR CE QUE VEUT VOTRE PUBLIC

 

Chaque personne sur cette planète a des besoins, des peurs, et des frustrations. Ces trois éléments sont au centre de ses préoccupations et elle passe une bonne partie de sa vie à les gérer. Si une personne pense que vous pouvez l’aider sur un de ces points,vous captez son attention. Si elle pense que vous pouvez l’aider sur les trois points, vous venez de créer un fan !

C’est la même chose lorsque vous faites face à un public. Et il y a fort à parier que ces personnes rassemblées pour l’occasion ont en commun certains besoins, certaines peurs, et certaines frustrations.

Vous allez donc vous transformer en détective et partir à la chasse aux indices.

Votre travail de préparation consiste à enquêter sur ces trois éléments qui constitueront la base de votre intervention.

Une fois les indices récoltés, vous allez structurer votre prise de parole de façon à répondre de manière adaptée à chacune de ces trois catégories.

  • Les besoins doivent être remplis.
  • Les peurs rassurées.
  • Les frustrations dénouées.

 

Notre cerveau nous amène à penser que plus une personne décrit précisément un problème que nous rencontrons, plus nous aurons tendance à croire qu’elle possède également la solution. C’est donc la première chose à faire pour créer de l’écoute et de l’intérêt.

 

4) FAITES SIMPLE

 

N’avez vous jamais remarqué que les orateurs les plus talentueux parlent de manière très simple ?

Que les écouter est un jeu d’enfant ?

Que lorsqu’ils s’expriment, les sujets apparemment complexes deviennent beaucoup plus clairs ?

A contrario, les orateurs moins habiles nous semblent confus, leurs discours trop chargés …

Quand une personne n’est pas l’aise, elle cherche souvent à en rajouter pour se rassurer. Un peu comme si inconsciemment elle pensait que la quantité compenserait une moindre qualité de l’intervention. « Allez, si je déballe tout ce que je sais, y a forcément quelque chose qui va les intéresser. »

Cette façon de s’exprimer a tendance à noyer le public qui aura du mal à dégager le message principal et à faire le tri dans ce trop plein d’informations. Et comme souvent quand on est submergé, on ne retient pas grand-chose.

Je vous invite plutôt à vous poser ces questions pour clarifier vos interventions :

Quel est mon message central ?

Avec quoi est ce que je veux qu’ils repartent de mon intervention ? (Quelle information ? Quelle compétence ? Quelle action ?…)

Si je ne pouvais parler que d’une seule chose ce serait quoi ?

Lorsque votre ligne directrice sera claire pour vous, elle le sera pour votre public. Et votre discours viendra naturellement s’articuler autour.

 

5) ENGAGEZ VOTRE PUBLIC

 

En assistant à de nombreux cours, j’ai remarqué qu’avec des interventions de qualité moyenne, certains orateurs parviennent à capter et à maintenir l’attention de leur auditoire tout au long de leur prise de parole. A contrario, des orateurs présentant un contenu de très bonne qualité peuvent très bien voir leur public avec les yeux rivés sur leur téléphone ou même s’endormir. La différence ? L’engagement du public.

Pendant (longtemps)de de nombreuses années, on s’est focalisé sur la qualité du contenu au détriment de la forme. Aujourd’hui ça ne suffit plus. Les distractions sont partout, notre attention est de plus en plus sollicitée, et se concentrer de manière prolongée devient un véritable défi.

Le temps où l’attention était acquise à l’intervenant est terminé. Aujourd’hui il doit aller chercher son public, l’engager et le maintenir actif tout au long de sa présentation. Sans ça, les smartphones ne vont pas tarder à s’allumer et rapidement il retrouvera son public en train de surfer sur le web, répondre à ses mails ou liker les dernières vacances de ses collègues sur Facebook.

Maintenir l’attention focalisée est une véritable bataille. Et toutes les armes sont autorisées.

La question que vous devez garder en tête : comment créer un lien avec mon public et le maintenir aussi serré que possible ?

Voici une liste non exhaustive que vous pouvez tester dès la prochaine occasion :

  • Posez des questions qu’elles appellent une réponse ou soient rhétoriques.
  • Utilisez des chiffres marquants.
  • Utilisez un langage tranché et imagé.
  • Rendez votre public actif et Faites lui vivre une expérience (jeu, exercice, mise au défi …)
  • Un public actif est un public attentif, et un public attentif est un public qui imprime votre intervention.

 

Alors ne jouez pas les timides et allez y franchement. Impliquez les, bousculez les, faites les participer !

Non seulement vous prendrez plus de plaisir mais l’interaction qui se crée vous maintiendra dans le présent et vous évitera de penser à votre appréhension.

 

6) CHOISISSEZ UNE COULEUR ÉMOTIONNELLE

 

Une personne retient d’autant plus un événement que sa charge émotionnelle est élevée.

Essayez de vous rappeler où vous étiez le 03 juin 2013. Et le 11 septembre 2001 ?

La deuxième date pourtant plus ancienne vous est revenue plus facilement ? C’est tout à fait normal, ce jour-là était particulièrement fort en émotion et a créé une empreinte dans votre mémoire.

Pour créer la même chose chez votre public vous devez vous poser 2 questions :

  • Quelle émotion s’accorde le mieux au message que je veux transmettre aujourd’hui ?
  • Comment créer cette émotion chez mon public ?

 

La façon la plus simple et la plus efficace de faire ressentir une émotion est de raconter une histoire. Si possible une histoire dans laquelle le public va pouvoir s’identifier.

Les histoires ont cette formidable capacité à nous embarquer, à mettre en suspens notre partie rationnelle et à chatouiller notre partie émotionnelle. Pourquoi pensez vous qu’autant de personne se rendent au cinéma ?

 

7) LA VOIX ROYALE POUR PROGRESSER : LE FEED-BACK

 

A mon avis et quel que soit le domaine, le meilleur moyen de progresser dans la durée et d’aller chercher un feed-back direct et sincère.

Cela suppose une bonne dose d’humilité et la capacité de se remettre en question. Mais les personnes qui ont pris cette habitude ont généralement des progressions spectaculaires.

Autorisez-vous à aller voir votre public à la fin d’une présentation pour lui demander ce qu’il en a pensé. Et si vous voulez vraiment passer un cap, demandez lui ce qu’il a moins aimé… aller se frotter ainsi au négatif n’est pas très agréable au départ et ce n’est sans doute pas ce qui flattera votre ego. En revanche vous recevrez une multitudes d’informations intéressantes et de nombreuses pistes à explorer pour faire en sorte que chacune de vos expériences soit plus réussie que la précédente.

A titre d’exemple, je termine chacune des formations que je donne par une demande de retour de ce genre :

« Je vous remercie pour votre attention et avant de vous quitter j’aimerais vous demander une dernière chose. J’ai à cœur de continuer à progresser et de proposer des ateliers toujours plus proches de vos attentes.

Pour m’aider, pouvez vous me dire ce que vous avez apprécié, mais surtout ce que vous avez moins apprécié ? Qu’est-ce que vous amélioreriez ? Et pour ceux qui ont des pistes, je suis également preneur de vos suggestions pour les prochaines sessions.»

D’ailleurs n’hésitez pas à utiliser la partie commentaire pour me faire part de vos remarques concernant cet article !

A bientôt !

Mathieu

 

2 Commentaires
  • Caro
    Posté à 18:24h, 27 juillet Répondre

    Toujours aussi percutant Mathieu!
    Rien à redire et complètement d’accord sur le contenu, juste pour compléter ou peut être aller plus loin, Le conférence Ted de JULIAN TREASURE « comment parler pour que les gens veuillent écouter »

    Merci de partager toutes ces expériences!
    C’est super enrichissant!

    • Mathieu Soriano
      Posté à 23:21h, 27 juillet Répondre

      Merci Caroline ! Les 2 Ted de Julian Treasure sont des pépites…

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